Colloques et journées des CESU

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    01 Être libre, c’est renoncer à la conformité au profit de l’autonomie

    Fabrice GRANJON

    La liberté Les hommes ont sans cesse cherché à la définir, sans y parvenir. Quelle place pour elle dans nos CESU ? Et si la liberté, c’était l’autonomie ? Nos apprenants sont-ils autonomes en sortant de nos formations ? Ne se réfugient-ils pas dans des réponses toutes faites, des gestes non argumentés, des protocoles ?

    Cessons de leur montrer la route et apprenons-leur à lire une carte Identifier les étapes vers une décision éclairée.

    Description graphique

    Évaluer la situation La percevoir comme la rencontre entre une personne unique, un évènement indéfini, dans un contexte labile, c’est accepter l’infinité et le caractère illusoire des réponses toutes faites.

    Pourquoi intervenir Voir les besoins, qui seront les buts de l’action. Fixer des objectifs accessibles au service de buts plus grands.

    Comment agir Confronter les représentations antérieures aux ressources et aux critères d’évaluation pour prendre une décision pertinente.

    Que faire Investir les savoirs, savoir-être, savoir-faire et s’adapter aux contraintes.

    Identifier les limites Perçues, les émotions et leur gestion peuvent bénéficier d’une approche cognitive. Rendre chacun responsable de son positionnement.

    Intérêt pédagogique Une méthode visant l’autonomie mène à une pédagogie active centrée sur l’apprenant, intégrée dans la méthode AGIR et s’adressant à tout le monde.

    Conclusion De nombreux philosophes ont vu l’autonomie comme l’objectif de l’apprentissage. Alors à quoi allons-nous consacrer nos vies ? Partager, enseigner, et accompagner vers l’autonomie.

     

     

    02 AFGSU d’ici et d’ailleurs

    Maïca GIMMIG

    J’ai emprunté le titre de ma présentation à l’émission Médecine d’ailleurs, qui m’avait fait fantasmer avec ses hélicos au fin fond des steppes australiennes. Moi aussi je fais du secours en hélico, mais dans les Alpes françaises. Certes, c’est moins exotique, mais la médecine, ici ou ailleurs, c’est toujours la même chose. Enfin presque : grâce à la formation, j’ai découvert que rien n’est universel.

    Au printemps 2021, j’ai travaillé en Polynésie, plus précisément aux Îles Marquises. Ils cherchaient un urgentiste qui avait l’habitude de l’hélico et qui faisait de la formation. Parfait ! Je suis arrivée avec mon conducteur pédagogique AFGSU bien ficelé. Mais j’ai dû tout reconstruire : comment trouver du matériel, comment s’adapter au niveau de connaissances des apprenants… Le fameux « Alerter, masser, défibriller » m’a donné du fil à retordre, entre alerter un centre de régulation situé à des milliers de kilomètres et défibriller sur une île sans défibrillateur. Il ne reste plus qu’à… masser ?

    Faire de la simulation, c’était une évidence, le personnel était très en attente, mais comment faire avec « les moyens du bord » ? J’ai dû partager la seule salle de déchocage entre les séances de simulation in vivo prévues et l’arrivée aléatoire des vraies urgences tout en slalomant entre la casquette d’urgentiste et de formatrice.

    Être ailleurs, c’est s’adapter mais aussi découvrir toute la réalité de ces professionnels d’ailleurs, ces auxiliaires de soin ou ces infirmiers qui soignent au quotidien et font face aux situations d’urgence isolées mais non sans ressources. Finalement, la transmission est toujours réciproque, non ?

     

     

    03 La loi de Murphy appliquée à l’enseignement des gestes et soins d’urgence… Boire et déboires

    Arnaud COUEDOR

    La loi de Murphy, où loi de l’emmerdement maximal, a donné lieu à de multiples questionnements scientifiques aussi sérieux que burlesques.

    Nombre de ses corollaires et extensions ont renforcé l’idée que la fatalité a tendance à s’imposer à nous… mais force est de constater qu’il est possible aussi d’échapper à cette emprise.

    En pédagogie active, qu’il s’agisse de reproduire ce que l’on sait faire ou que l’on cherche à s’initier à de nouvelles méthodes, cela implique sans cesse, pour un formateur, de préparer ses séquences et d’anticiper les aléas pour ne pas passer à côté des objectifs.

    Loi empirique, superstition, concept, application pratique… Comment Murphy s’invite-t-il dans l’enseignement des gestes et soins d’urgence ?

     

     

    04 La procrastination est une méthode de travail !

    Pierre POLES, Gaël GHENO

    Confrontés depuis de nombreuses années à la production de formations, nous constatons que, souvent, la matérialisation du travail est effectuée dans ce qui pourrait apparaître comme « la dernière minute ».

    Si cette observation est souvent exacte, elle cache un processus de création mystérieux qui s’accomplit dans un temps long et permet une maturation du sujet traité par l’itération régulière. Cette pratique peut être effrayante pour ceux qui assistent, impuissants, à la disparition du temps et à l’approche de l’échéance sans pouvoir apprécier la consistance du travail à rendre.

    Entre la « panique créatrice » et le « gaspillage jubilatoire », la création et la production trouvent leur place pour accomplir la tâche attendue. Deux experts en procrastination transmettent leur message à l’intention de tous ceux qui endurent cette pratique comme une infortune et une source de stress épuisante.

    Un compte-rendu réjouissant des processus mentaux et neurophysiologiques à l’œuvre pour rassurer ceux qui rendent « à la dernière minute » des travaux demandés longtemps à l’avance et qui vivent cela comme une imposture.

     

     

    05 Kévin et la balançoire

    Eric GARCIA

    Depuis quinze ans que je travaille au CESU, l’enseignement du NRBC et des SSE a toujours été vécu comme difficile pour les formateurs. Face à cet inconfort, nous nous sommes interrogés sur notre enseignement du NRBC et des SSE.

    La complexité du domaine, loin de notre pratique quotidienne et de nos représentations, nous pousse à concevoir notre enseignement comme un bloc de connaissances qu’il faut transmettre en l’état.

    Le constat de cette réification des savoirs nous est apparu comme une erreur fondamentale. Et si l’on faisait émerger les connaissances antérieures pour co-construire l’apprentissage comme dans tous les autres modules d’AFGSU ?

    Sortir d’une représentation basée sur du catastrophisme et recontextualiser sur des situations de la vie quotidienne ou professionnelle fréquentes s’est imposé.

    Nous avons donc reconstruit nos outils pédagogiques autour d’une situation simple, Kévin et la balançoire : « Un jour de pluie, Kévin, votre enfant de 8 ans, profite d’une courte éclaircie pour aller faire de la balançoire avec Matilda, sa grande sœur. »

    L’illustration par des situations NRBC mono-victime, correspondant à l’environnement professionnel ou privé des stagiaires, est le socle de leur adhésion à la co-construction des savoirs.

    L’appel aux souvenirs de situations vécues, la mobilisation des connaissances précédemment acquises et une projection professionnelle non angoissante amènent, pour le NRBC et les SSE, une efficience notable et un plaisir à enseigner évident.

     

     

    06 Faire du neuf avec du vieux : l’art de recycler ses formations !

    Jérémy DION

    Chaque année, nous recevons au CESU 64b les ambulanciers privés de notre territoire qui participent aux gardes ambulancières préfectorales (GAP), et qui peuvent ainsi recycler leur AFGSU.

    Les thèmes abordés sont toujours les mêmes, le contenu peu modifiable. Avec un risque de lassitude et de perte d’intérêt. Tant pour les stagiaires que pour les formateurs.

    L’idée a donc été de conserver le fond et de modifier la forme.

    La formation « Dynamique de groupe » nous a permis d’acquérir des connaissances, des outils et des compétences pour apporter ces modifications.

    Les stagiaires manifestent une réelle satisfaction et font preuve d’un engouement certain.

    Les formateurs renvoient une satisfaction importante et un plaisir qui va crescendo pour mener ces journées de formation

    C’est bien cette liberté d’enseigner, cette volonté de progresser qui nous permet de nous élever !

     

     

    07 Mannequin de protection individuelle. Une passion plus qu’un métier

    Christophe BLAIS

    La parole est rarement donnée aux mannequins de présentation des tenues de protection.

    L’un d’eux évoque aujourd’hui son expérience et sa vision du monde de la GSU SSE : un témoignage poignant et sans tabou d’un mannequin enfin libre de s’exprimer par la parole et son corps !

    Récits et chorégraphies au rendez-vous…